Description : | Le musée industriel est inauguré le 1er mars 1862 à la rue Chaucrau, avec quatre sections : règne minéral, règne végétal, règne animal et arts graphiques. En 1867, lors de son interruption, le catalogue recense 5177 objets, dons de plus de 250 personnes, dont Charles-Théophile Gaudin, Catherine de Rumine, William Haldimand et Gabriel de Rumine sont les plus importantes. Par testament, Catherine de Rumine (morte le 7 mai 1867) lègue le Musée industriel à la Ville de Lausanne. Changement d'orientation dans les collections vers 1875, où l'accent est davantage mis sur les outils, les machines et les objets fabriqués que sur les matériaux constitutifs, les matières premières. L'ajout d'objets à l'ancienne collection initiale nuit à la cohérence de l'ensemble qui sera retrouvée grâce au dédoublement des collections en 1905-1909: collections artistiques et ethnographiques de Catherine de Rumine au Palais de Rumine (Musée d'art industriel) et objets destinés à l'industrie pratique et à l'enseignement professionnel à la rue Chaucrau puis à l'Ecole des Métiers (ETML), avant d'être progressivement éliminés.  Le 12 septembre 1909, lors de l'inauguration du Musée d'art industriel au Palais de Rumine, les collections sont regroupées en trois sections: oeuvres sur papier, règne minéral, ainsi que règne animal et végétal, dans l'esprit de Gaudin. Les dons affluent à nouveau, enrichissant la collection établie sous Catherine de Rumine. Dès 1920, les achats sont principalement artistiques. En 1933-1934, le musée est fermé pour réorganisation et les objets qui ne sont pas à visée artistique sont répartis dans les musées de géologie, de botanique, de zoologie et d'archéologie. Edith Porret établit un nouveau catalogue où les objets sont classés par matière (céramique, corne, cuir,...) ou par fonction (armes, arts graphiques, bijoux,...). En 1946, le musée change de nom et devient le Musée d'art industriel et décoratif puis, en 1952, le Musée d'art décoratif. Suite à leur mise en caisse en 1958, les collections rejoignent le nouveau bâtiment destiné au Musée des arts décoratifs à l'avenue de Villamont en 1966 mais trop disparates, trop locales et pas assez cohérentes, elles ne sont montrées qu'à l'occasion d'exposition temporaire. Finalement, en 1986-1987, ce qu'il reste des collections est transféré au Musée historique, aux Archives de la Ville et Musée cantonal d'archéologie et d'histoire, alors que les objets d'art décoratif du XXe siècle restent au Musée des arts décoratifs (MUDAC) jusqu'en 2013, date où ils rejoignent pour la plupart le Musée historique.  Les collections comportent des pièces extrêmement variées de provenant aussi bien suisse, qu'européenne et même extra-européenne. On trouve des objets ethnographiques, des arts appliqués, scientifiques et techniques, des vêtements et accessoires, des objets domestiques, ainsi que des oeuvres d'art, principalement des peintures et des estampes. |