 |  | Consultation archivesIdentificationIdentificationInstitution : | Musée Historique Lausanne |
Référence (numéro du niveau décrit) : | Musée industriel.0 |
Intitulé (du niveau décrit) : | Fonds Musée industriel |
Niveau de description : | fonds |
Contexte/provenanceContexte/provenance
Historique : | En 1862 un musée industriel privé -avec salle de conférence- est ouvert à Lausanne à la rue Chaucrau dans un bâtiment construit par Catherine de Rumine. Il est destiné à éduquer et instruire la population. La fondatrice a associé au projet le précepteur de son fils Gabriel de Rumine, le paléontologue Charles-Théophile Gaudin dont le rôle a été déterminant. Les collections proviennent essentiellement des protagonistes et de personnalités du monde cosmopolite qu'ils fréquentent. Dans le but de montrer la richesse du savoir-faire humain sont exposées les matières premières, les états intermédiaires de fabrication et les produits finis classés selon les règnes naturels, type de présentation inédit et unique. Une même vitrine reçoit ainsi des collections scientifiques, historiques et artistiques. Entreprise encyclopédique et originale, le musée et la salle de conférence connaissent un succès certain jusqu'au décès des deux fondateurs, en 1866 pour Charles-Théophile Gaudin et 1867 pour Catherine de Rumine. Cette dernière lègue le musée et la salle à la Ville de Lausanne. Les buts fixés par Gaudin, la richesse et la hardiesse de son projet ne sont plus compris ce qui mène le musée à une impasse. Elle se résout par un dédoublement des collections : un musée d'art industriel au Palais de Rumine, futur musée des arts décoratifs, et un musée industriel à la rue Chaucrau comprenant les collections techniques, avant tout pédagogique, dont les collections rejoindront ensuite l'Ecole des Métiers.
Avant le partage, une partie des quelque 4800 objets acquis ou donnés jusqu'à la mort de Gaudin a été répartie dans les divers musées de la place (géologique, zoologique, botanique et archéologique), une autre éliminée. Les collections d'intérêt artistique, ethnographique et archéologiques sont présentées au Palais de Rumine de 1909 à 1958 sous le nom de Musée d'art industriel, Musée d'art industriel et décoratif (1946) et musée d'art décoratif (1952). Stockées dès 1958 dans le but d'être exposées dans le nouveau Musée des arts décoratifs construit alors à l'avenue de Villamont , c'est en 1966 que Pierre Pauli, conservateur, découvre les objets et a parfois de la peine à déterminer leur valeur réelle. Il fait appel à des collègues d'autres musées suisses. Les collections sont jugées trop disparates pour être présentées. Elles restent dans les dépôts de Villamont. En 1981 et 1982, un lot de manuscrits et d'imprimés est remis aux Archives de la Ville de Lausanne. La plupart des objets sont transférés en 1986 et 1987 au Musée Historique Lausanne. Le 8 février 1987, une explosion provoquée par une bombe destinée à la préfecture de Lausanne occasionne de gros dégâts et de nombreuses pertes. Les collections archéologiques et celles jugées ethnographiques sont déposées au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire en octobre 1988. En 1993, le Centre International de la Tapisserie Ancienne et Moderne (CITAM) a retrouvé un important fonds d'archives oublié dans les sous-sols de l'avenue de Villamont qui a rejoint les Archives de la Ville. Il a permis de mieux comprendre les débuts du Musée industriel. |
Date de la constitution du fonds: | 15/11/1861 - 1959 . |
ContenuContenuContenu : | Manuscrits, imprimés et fac-similés du Musée industriel. Outre la présentation des collections selon les règnes minéral, animal et végétal, un secteur complémentaire a été ajouté par Charles-Théophile Gaudin. « Une petite collection des arts graphiques a été jointe à celle des matières premières ; ce sont les documents destinés à illustrer les divers moyens employés par l'homme pour la communication de sa pensée et la représentation des objets extérieurs. Les documents feront mieux comprendre l'histoire de l'écriture, de l'imprimerie, de la gravure sur bois, sur cuivre, sur acier, sur verre, la lithographie, l'impression naturelle, la photographie etc. » (Gazette de Lausanne, 6 mars 1862). Les pièces conservées de ce secteur, plus précisément celles concernant l'histoire de l'écriture et de l'imprimerie, comprennent des papyrus, un morceau de vélin traité par encollage, des manuscrits sur parchemin et papier du 13e au 19e siècle, des imprimés depuis des incunables jusqu'à des ouvrages des années 1850, ainsi que des fac-similés d'écritures et d'imprimés, dont d'un manuscrit grec trouvé à Herculanum et du premier livre imprimé par Gutenberg. Une partie a été transférée aux archives de la Ville de Lausanne en 1981 et 1982. Le fonds de base (période 1861-1867) a continué à être alimenté lorsque le musée industriel est devenu une Musée d'art industriel (1909), d'art industriel et décoratif (1946) et d'art décoratif (1952). Parmi ces documents, on trouve des parchemins, vélins, papyrus, livres, imprimés, publications diverses, missels, bibles, incunables, chartes, etc. |
Type de document : | imprimé manuscrit fac-similé acte notarié charte sceau |
Date de début de production des documents : | 1291 |
Date de fin de production des documents : | 1950  |
Sources complémentairesSources complémentaires
Lien vers la base Collections : | AA.MI.0 |
AdministrationAdministrationDescription sommaire : | Intitulé: Fonds Musée industriel. Producteur: Gaudin, Charles-Théophile, Morel-Fatio, Arnold, Lador, Henri, Porret, Edith. Début-fin de production: 1291-1950. Niveau: fonds. Documents: imprimé, manuscrit, fac-similé, acte notarié, charte, sceau. |
Référence informatique (ID) : | 369 |
Etat de la fiche : | avancé |
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