 |  | Consultation PersonnesIdentité| Institution : | Musées lausannois |
| Nom ou appellation : | Milhaud |
| Nationalité (Pays) : | France |
| Profession principale : | compositeur |
| Date de naissance : | 04/09/1892 |
| Date du décès : | 22/06/1974 |
| Lieu de naissance / de création : | Marseille |
| Lieu de décès / de cessation : | Genève |
Biographie et formation| Biographie : | Darius Milhaud est né à Marseille en 1892. Il passe son enfance à Aix, et apprend très jeune le violon. Il fait ensuite des études classiques au lycée d’Aix. En 1909, il se rend à Paris et s’inscrit comme élève dans la classe d’harmonie du Conservatoire national de musique. Durant la première guerre mondiale, Darius Milhaud est déclaré inapte à plusieurs reprises. Il participe à la guerre en aidant le Foyer des réfugiés franco-belges à Paris où il retrouve André Gide, auquel il avait dédié une composition musicale avant la guerre. Il entre ensuite à la Maison de la Presse, service de propagande dépendant du ministère des Affaires étrangères. Il suit ensuite Paul Claudel (qu’il a connu durant ses études) qui vient d’être nommé ministre plénipotentiaire au Brésil, en tant que secrétaire d’ambassade. Il arrive à Rio le 1er février 1917, en plein carnaval. Séduit par le Brésil, ses rythmes et son folklore, il gardera une profonde empreinte de ce séjour en Amérique latine, prolongé jusqu’à l’armistice de novembre 1918. Une panne de machines du navire de retour et un crochet par New York retarderont son arrivée au Havre jusqu’en février 1919. De retour en France, il rejoint les jeunes musiciens du Groupe des Six, tout juste formé dans l’euphorie de l’après-guerre. Il compose en 1919 son œuvre la plus jouée, d’inspiration brésilienne, "Le Bœuf sur le toit". Au début des années 1930, il fait la connaissance de Géa Augsbourg, probablement par l’intermédiaire d’Arthur Honegger. Géa lui consacre sa première "Vie en images", qu’il dessine dès 1933 et qui paraît à Paris en 1935. Ils resteront ensuite proches et bons amis.  Darius Milhaud connait un certain succès en Europe. Il est plus joué à l’étranger qu’en France. Mais à partir de 1933, l’exécution de sa musique, jusque-là fort appréciée en Allemagne, est interdite par les nazis. Il reçoit fréquemment chez lui des musiciens juifs allemands fuyant la persécution. Il participe sous le gouvernement du Front populaire à un hymne collectif pour le 14 juillet. Figurant en tête d’une liste de personnalités dont la police allemande devait se saisir dès la capitulation de Paris (ce qu’il ignorait), il se rend à la capitale pour la création à l’Opéra de sa "Médée" (dont le livret a été écrit par sa femme, Madeleine Milhaud) en mai 1940, mais parvient à rejoindre Aix sain et sauf. En juillet 1940, il part avec sa femme et son fils pour les États-Unis, via Lisbonne, grâce à la commande d’une symphonie par le Philharmonique de Chicago. Peu après son arrivée aux États-Unis, Milhaud commence à enseigner au Mills College près de San Francisco. Son appartement du boulevard de Clichy à Paris est pillé, mais ses amis le compositeur Henri Sauguet et le chef d’orchestre Roger Désormières mettent ses partitions à l’abri chez Arthur Honegger, protégé par sa nationalité suisse, et sauvent son piano; Roger Désormières paye le loyer de son appartement pendant toute l’Occupation. La musique de Darius Milhaud déjà publiée est préservée par ses éditeurs et l’un d’eux, Deiss, exécuté plus tard comme résistant, donne ordre à son correspondant aux États-Unis de payer au compositeur ses droits d’auteur perçus aux États-Unis. En raison de son mauvais état de santé (il est atteint de rhumatismes très douloueux, qui le laissent rapidement infirme), Darius ne regagnera la France qu’en 1947.  La dernière partie de sa vie est partagée entre les deux côtés de l’Atlantique : à son retour, il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris, mais il conserve son poste au Mills College jusqu’en 1971, et donne également des cours à l’académie d’été d’Aspen dans le Colorado. Sa fécondité musicale ne faiblit jamais, et ce jusqu’à la fin de sa vie, malgré sa santé souvent déficiente. L’une de ses toutes dernières œuvres, son opus 441, "Ani maanim", un chant perdu et retrouvé, sur un texte d’Élie Wiesel, sera créée en souvenir des déportés conduits à la chambre à gaz. Il meurt à Genève le 22 juin 1974, laissant à la postérité un total de 443 œuvres.  |
Documentation (liens, images, audio, vidéo)
| Documentation Internet : | http://brahms.ircam.fr/darius-milhaud  https://www.cairn.info/revue-archives-juives1-2003-1-page-140.htm  |
Fiche informatique| Etat de la fiche : | avancé |
| Description sommaire : | Dénomination: Milhaud, Darius. Marseille 04/09/1892 - Genève 22/06/1974. Nat: France. Prof: compositeur. Catég: homme. //Réf: 33009 |
Rôles dans les applications
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