 |  | Consultation collectionsTypologie et muséographie | | © Collection d'art de la Ville de Lausanne |
Typologie générale de l'objet| Domaine : | objet bidimensionnel |
Muséographie| Institution : | Collection d'art de la Ville de Lausanne |
| Fichier : | collections FAP et Ville |
Description de l'objetTitre / Texte| Titre donné par l'artiste : | Lausanne et la Savoie |
Description et mots-clés| Description : | vue sur Lausanne |
| Mots-clés principaux : | Lausanne paysage Savoie |
Technique de l'objet| Technique générale 1 : | peinture |
| Technique générale 2 : | peinture |
| Technique précise : | huile |
Matériaux de l'objet
Dimensions de l'objet| Dimensions de l'objet - cm : | 160 x 400 |
| Dimensions du montage [cm] : | 163 x 403 |
Encadrement / montage de l'objet| Montage : | cadre  |
Auteur / fabricant de l'objet
| Signature / marque : | N. Genoud  |
Lieux et datation| Lieu de fabrication : | Lausanne, salle du Palais de Beaulieu |
| Date de fabrication : | 1958 |
| Remarques sur les dates de fabrication (y compris début et fin) : | Date exacte établie en janvier 2026 suite à un téléphone avec la fille de Nanette Genoud, Mme Françoise Roulin Genoud, qui a également précisé le lieu de création de l'oeuvre. Jusqu'en 2026: 1950-1958, hypothèse basée sur la comparaison stylistique avec les peintures murales que l'artiste réalise en 1950 au Collège de Montoie et en 1954 au Collège Courbet, à la Tour-de-Peilz. |
ContexteContexte de création| Achat/commande/pour-cent culturel : | collection de la Ville |
DocumentationExposition| Exposition: | Titre: De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne. Lieu: Musée Historique Lausanne. Ville: Lausanne. Dates: 08/05/2026 - 02/08/2026. |
Documentation et expertise| Notice analytique : | Cette toile imposante de la peintre lausannoise Nanette Genoud demeure méconnue. On sait qu'elle est acquise en 1958 sans pouvoir certifier s'il s'agit d'une commande. La datation se base sur sa proximité stylistique avec les peintures murales que l'artiste effectue en 1950 pour la Ville de Lausanne au collège de Montoie, et en 1954 pour la municipalité de la Tour-de-Peilz, dans le hall du collège Courbet. La toile montre la ville de Lausanne telle qu'on peut l'observer depuis la zone de la rue Caroline. Au premier plan, on distingue le pont Bessières, dominé par la Cathédrale ; puis de droite à gauche, l'ancien hôpital de la Mercerie, la tour Métropole, le Grand Pont et l'église Saint-François. Ces trois derniers édifices y apparaissent beaucoup plus grands que le point de vue ne le voudrait. La base de la toile n'est en grande partie qu'ébauchée, surtout sur la gauche dominée par une représentation majestueuse de la Dent d'Oche. Les tons froids du lac, tout en débordements et comme gommés par endroits, semblent « flotter » sur la ville. La bande jaunâtre que le ciel dévoile à l'ouest rappelle vaguement une journée finissante. La Tour Bel-Air, symbole de la modernité à Lausanne, tient une position centrale et la peintre, en optant pour le gris et le bleu comme couleurs dominantes - celles du lac bien sûr, mais aussi celle du béton -, se détourne d'une pratique idyllique ou nostalgique du paysage. Le journaliste Rochat-Cenise semble d'ailleurs le déplorer lorsqu'il la rencontre dans son atelier de la rue Etraz en 1955: « Les premiers plans feuillus d'alors ne sont plus que cubes de bétons. Les trop brusques crises de croissance n'embellissent pas forcément une ville. C'est tout de même dommage ! » [Nouvelle Revue de Lausanne, 12.11.1955] La toile entière est comme « lardée » de lignes qui viennent briser le réalisme des contours et forment entre elles un réseau désordonné, comme si le panorama était vu à travers un carreau brisé. Cet « éclatement » du paysage, fréquent chez les cubistes et futuristes du début du XXe siècle, Nanette Genoud l'a sans doute reçu de ses « maîtres » successifs : Georges Aubert, puis Rodolphe-Théophile Bosshard. Cependant, la peinture de Nanette Genoud s'inscrit aussi dans son époque, dans le vif d'une figuration géométrisée typique des années cinquante. Chez Genoud, la géométrisation demeure partielle et ne disloque jamais complètement le réalisme du sujet. Déjà dans la fresque peinte au collège de Montoie en 1950, les éléments-clés de la scène (les mâts des voiliers, une ombre coupante, un filet qu'on démêle) se prolongent à travers toute la représentation par ce même jeu de lignes acérées, apparemment issues de l'esquisse préparatoire. Dans « Lausanne et la Savoie », ce mode de construction, auquel s'ajoute un jeu subtil entre le fini et l'ébauche, est poussé à maturité et permet à Nanette Genoud d'affirmer un style très personnel, ceci au service d'une représentation panoramique de la ville qui l'a vue naître.
Oskar Coursin, 2017  |
| Bibliographie : | Pleins Feux ! La Collection d'art de la Ville de Lausanne, sous la dir. de Philippe Kaenel et Béatrice Béguin, Lausanne: art&fiction, 2017, pp. 100-101 "Musée Historique Lausanne, Département des peintures et arts graphiques, Catalogue I, Vues de Lausanne", Musée Historique Lausanne, Lausanne, 2009, p.63. |
Fiche informatique| Description sommaire (auto) : | Aut: Genoud, Nanette. Titre (aut.) : Lausanne et la Savoie. Date: 1958. Lieu fabr: Lausanne, salle du Palais de Beaulieu. Tech. gén: peinture; peinture. Tech. spéc: huile. Mots clés: Lausanne; paysage; Savoie. Image: C_FAP60589; haute définition (1). |
| Etat de la fiche : | avancé |
Géo-localisationLocalisation 1| Geo - Localité 1 : | Lausanne |
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